Conquêtes et records.

11 et 12 avril 1930: Sur LATE 28-3, il  bat le record en circuit fermé pour hydravion avec le radio GIMIE et  le navigateur DABRY. Ce record est un test demandé par la STAé.(Service Technique Aéronautique)

12 et 13 mai 1930: Il réalise la première traversée postale avec 130kg de courrier d'un trait Saint Louis à Natal au terme d'un vol de 21 heures et 10 minutes sur un hydravion LATE 28-3 baptisé le Comte de la VAULX. A bord étaient DABRY et GIMIE. MERMOZ prouve ainsi que le courrier peut être transporté d'un continent à l'autre avec le même appareil alors qu’il fallait utiliser des bateaux appelés avisos.

L’hydravion « Comte De Lavaulx » traversant le pot au noir (peinture de Kérévèl)

23 août 1930: Mermoz se marie avec Gilberte CHAZOTTES.

30 août 1930: Aux environs de Muret près de Toulouse MERMOZ essaye le LATE 28-8, un prototype qui pourrait traverser l’Atlantique Nord, au-dessus du lieu-dit la GIROUETTE, son avion se désagrège,  sa portière  bloquée, il ne peut sortir,  et doit attendre que le dessus du cockpit s’arrache, pour enfin évacuer l’avion. Au cours de sa chute en parachute, des morceaux de métal lacèrent le parachute, ce qui précipita sa chute. Miracle, il s’en tire avec des contusions qui l’immobilisent 15 jours à la clinique à Toulouse.

Extrait d’une illustration, représentant les faits, selon deux témoins

Dessin Robert Rigot colorisation APJM

Fin mars 1931: Début avril bat le record du monde en circuit fermé à Oran, La SENIA. Au cours de ce record, une panne de courant survient sur les balises, le record est compromis, Angel Gimenez électricien, appelez du contingent maîtrise la situation, rétablit le courant.

L’avion  Bernard GR80 avec lequel, Jean Mermoz bat record du monde :8.960 km en 59h14mn en compagnie d'Antoine Paillard.

Juin 1931:  Il vient d’acheter un avion de tourisme, un Potez 36 moteur Renault en association avec Vova Martinoff. Les deux pilotes s’engagent au tour de France en avion. Il finira la dernière étape. Cet avion fera ensuite le bonheur des enfants de Mainbressy en offrrant des baptêmes de l’air.

29 décembre 1931: Avec le pilote militaire Mailloux, il tente de reprendre le record du monde. Hélas le terrain est détrempé, Mermoz respecte les consignes de décollage, mais cela se termine par un cheval de bois. Miracle, l’avion ne s’embrase pas devant sa femme et le journaliste "Les Ailes". 

Oran 29 décembre 1931: Etat de l’avion après le cheval de bois. On voit l’emplacement des pilotes.

21 février 1932:  Mermoz reprend du service sur le réseau Marseille-Alger. A 108 milles d’Alger, l’hydravion est obligé d’amerrir après 1h40mn de vol, à cause d’une chute de la pression d’huile moteur.  L’équipage sera recueilli par le Paquebot « Timgad » . Ce paquebot est dirigé par le commandant Baleine du Laurens. L’hydravion dont l’étrave a tossé fortement contre la coque du « Timgad » ne sera jamais retrouvé par les navires de secours. Le courrier est rapporté à Alger. Le même équipage repart en service dès le lendemain, vers Marseille.

Panne du Cams 53, le paquebot Timgad vient à leur secours, Mermoz sauve le courrier, mais pas l’hydravion

25 mars 1932: Un drame le touche profondément. A Istres, son beau-frère Edouard Chazottes se tue au cours d’une collision avec un autre avion. Ce dernier sera inhumé au cimetière protestant de Mazamet.

22 mai 1932: Le Maréchal Italo Balbo organise une conférence internationale des transatlantiques. Mermoz est parmi les invités. Il est accompagné de Dabry et Gimié. Décollage à Marignane  pour Rome (Hydrobase d’Ostie) avec l’hydravion bimoteur Lioré 24. Costes et Bellonte sont aussi présents (Voir Album personnel)

A Ostie conférence des transatlantiques organisé par Italo Balbo

Août 1932: Un administrateur de la compaagnie, Helbronner, organise une sortie à Knocke le Zoote (Belgique) entre le fabricant d'avions René Couzinet et Jean Mermoz. La soirée se termine au Casino.

 

8 décembre 1932: Nouvel essai cette fois l’ingénieur Galtier  et le mécanicien Laversin  montèrent dans l’avion. Décollant face à l’Est du terrain de Villacoublay, le 81GR commença sa montée, à au-dessus de Chatenay-Malabry un claquement alerta Laversin : les ailerons ne répondaient plus, montant à 1.500 mètres, Mermoz se dirigea vers Orly. Il demanda à ses passagers à se trouver prêts à être parachutés. Le projet avec la société Bernard est abandonné. Couzinet informe Mermoz que « L’Arc en ciel » 70 est fin prêt pour une traversée de l’Atlantique Sud.

7 janvier 1933:  L’équipage est composé de Couzinet le constructeur, Jean Mermoz, Carretier pilotes, Manuel radio, Mailloux, navigateur et Jousse mécanicien. L’avion décolle du Bourget, pour Istres, Port Etienne, St Louis du Sénégal. Après le grand saut de 3.936km et 14h35mn entre ciel et mer, ils arrivent enfin à Natal. Ensuite les étapes se suivent les unes derrière les autres jusqu’à Buenos-Aires. Une  foule dense les attend, c’est un délire incontrôlable. Couzinet et Mermoz prouve que l’avion est fiable. Le retour est plus compliqué, car les pistes sont détrempées, l’avion s’enlise. Il faut réparer les pistes déformées par les termitières.

21 mai 1933:  Après avoir réglé tous les  problèmes, l’équipage arrive au Bourget avec un accueil triomphal, en présence du ministre l’air Pierre Cot.

22 Janvier 1933 Buenos-Aires l’accueil triomphal de l’équipage

5 Janvier 1934:  Au petit palais, une conférence est donnée sur ses vols au-dessus de la Cordillère des Andes.

Le petit palais en 1934