Engagement dans l'aviation

Après s'être ressourcé, il rejoint sa mère à Pontoise qui vient d’être mutée dans un dispensaire rue de Rouen. Il passe son conseil de révision à Pontoise, mais Jean Mermoz est dans l’incertitude, c’est sous les conseils de Max Delty chanteur d’opérettes, blessé de guerre qui fut soigné par Mme Mermoz que Jean signe un engagement de quatre ans le 26 juin 1920 à la mairie de Versailles. Il va faire ses classes au Bourget, et ensuite transféré à Istres le 29 octobre. Les conditions de vie sont très difficiles, voir humiliantes pour les nouveaux aviateurs. Ils cassent d’abord des cailloux et sont souvent de corvées d’enterrements et de veillées funèbre, comme en fin décembre 1920 où trois aviateurs se tuèrent. Certains ont écrit, qu’il a connu dix-sept tués. On dénombre 9 morts aux registres d’Istres, ce qui n’exclut pas des décès à l’hôpital plusieurs semaines après. Le 9 février 1921, il passe son brevet de pilote. Au cours de son 2ème vol, le moteur de l’avion pétarade et s'arrête, c’est la chute, il retourne à Istres en train et prend un autre avion pour terminer l’exercice, malgré quelques petites blessures. Le brevet de pilote réussit, le lendemain Mermoz est nommé caporal.

8 février 1921: Pris par le Mistral Jean Mermoz chute près de Nîmes

Un des rare moment de détente à Istres

9 mai 1921: Il quitte Istres pour aller à la 7e escadrille du 11e régiment de bombardement de METZ-FRESCATY, il a l'occasion de quitter les casernes.

 

17 septembre 1921: il est affecté au parc aéronautique de Beyrouth en Syrie, ensuite passe à la 54ème escadrille le 4 décembre. Mermoz est ensuite en détachement à Palmyre et à Damas à la 57ème escadrille. Durant cette période, il y réalise deux cent cinquante heures de vol en dix-huit mois, découvre le désert, notamment lors d'un atterrissage forcé. Certains exploits lui valent la croix de guerre TOE, la médaille du Levant et une citation à l’ordre de la division.

Palmyre où séjourna Jean Mermoz à la 57ème escadrille du 35ème R. A.O

3 mars 1923: Il embarque pour la France. Quelques jours après, il arrive au camp de transit de Ste Marthe à Marseille, en attendant sa nouvelle affection.

11 juin 1923: Il est muté à la base de Nancy les Essey, à la 3ème escadrille du 21 ème régiment d’aviation.

29 mai 1923: Changement d’affectation, il part pour le 1er régiment de Chasseurs à THIONVILLE. La vie de caserne et le comportement zélé de certains gradés renforce son dégoût pour l’état  militaire. Quitte l'Armée de l'air en mars et part pour un congé de trois mois. Il est démobilisé en juin 1924.

Thionville Basse-Yutz: le terrain d'aviation